Hygiène féminine

Publié le par marieke.over-blog.net

Lorsque je suis devenue jeune fille, je me suis vue proposer par ma maman et par les intervenants du collège deux moyens de protection : la serviette, et le tampon.

 

A l'époque, les serviettes n'étaient pas aussi fines qu'aujourd'hui, et se voyaient sous le pantalon. J'avais l'impression de marcher avec des couches, et ça faisait un bruit étrange à chaque pas. Puis sont arrivées les serviettes ultra, avec un gel qui remplace la mousse : résultat, elles sont beaucoup plus fines, plus légères, plus absorbantes, et il y a moins de fuites. En une journée de règles (et j'ai mes règles 6 jours par mois), j'utilisais une moyenne de 6 à 8 serviettes (il faut les changer toutes les deux à quatre heures). De quoi remplir une poubelle de salle bains tous les trois jours.

 

Les serviettes sont un désastre écologique

 

Les serviettes périodiques sont l'un des objets les plus polluants à fabriquer qui soient : matériaux synthétiques divers issus de l'industrie pétrochimique, dont le gel, et blanchissage au chlore. Elles sont portées deux heures et jetées. Non recyclables, non compostables, non biodégradables, leur incinération rejette quantité de molécules dangereuses dans l'atmosphère.

 

Si les serviettes sont très nocives pour l'environnement, elles le sont aussi pour la peau, en raison de la présence de substances toxiques à leur surface (notamment les produits de blanchiement, qui ne servent pourtant à rien d'autre qu'à rendre la serviette blanche (donc, dans l'esprit des gens, propre. Achèteriez-vous un produit d'hygiène qui n'est pas blanc ?). Ces substances provoquent, entre autres, démangeaisons et inconfort chez certaines femmes.

 

Enfin, la serviette n'est pas hygiénique : le sang, à l'air, se décompose rapidement, et fourmille de bactéries dangereuses. Bien vite, des odeurs apparaissent. Enfin, pour ajouter à l'inconfort, le sang colle à la peau, et créé une sensation d'humidité désagréable. Pour celà, les grandes marques ont trouvé la parade : les lingettes, polluantes, bourrées de produits chimiques et toxiques, qui permettent à la femme de se rafraichir. Personnellement, je préfère le gant de toilette et l'eau savonneuse, ou, si je suis hors de chez moi, le papier toilette imbibé d'eau. La peau et les muqueuses de cette partie de l'anatomie sont, n'oublions pas, extrêmement sensibles.

 

Quant aux protèges-slips, qui sont chers et tout aussi polluants, je les conçoit comme un objet parfaitement inutile : la culotte a déjà pour fonction de protéger les vêtements. Pour qui s'essuie correctement après chaque miction, la culotte suffit à retenir le reste des sécrétions. Il va de soi qu'un tel vêtement doit être en coton, confortable, et doit être changé tous les jours. Quant au parfum musqué, il est normal. Produit par une glande, son seul usage est d'exiter monsieur.

 

L'usage du tampon est presque aussi nocif

 

Passons maintenant au tampon. Il a toujours été une solution peu viable pour moi, car étant OPK, j'ai des règles très très abondantes. Et le problème du tampon, c'est qu'une fois plein, il ne reste pas en place. Rien de plus désagréable que de le sentir, 10 minutes après l'avoir mis, glisser au fond de la culotte, où, sécurité oblige, j'aurais de toutes façons mis une serviette.

 

La fabrication du tempon est elle-aussi très polluante, et le tampon que nous jetons dans les toilettes n'est pas biodégradable. Il contient nombre de substances polluantes qui se retrouvent ensuite dans la nature.

 

L'usage du tampon est presque aussi nocif que celui de la serviette, quoi que beaucoup plus confortable à porter (pas de moiteur à l'entrejambe, on peut aller dans l'eau, etc.). Car les produits de blanchiement du tampon, qui sont les mêmes que ceux de la serviette, se retrouvent cette fois non pas à même la peau, mais au contact de la muqueuse vaginale ! De plus, le tampon, contrairement à ce que beaucoup croient, n'est pas un objet stérile, et peut porter des bactéries très dangereuses à l'origine du fameux syndrome de choc toxique. Enfin, le tampon n'absorbe pas que le sang, mais aussi toutes les sécrétions vaginales. Or les sécrétions vaginales sont aussi utiles pour la muqueuse vaginale que les larmes pour nos yeux. Résultat : le vagin s'assêche, ce qui a pour conséquences déséquilibre du milieu, mycoses, irritations, brûlures, rapports douloureux.

 

Tous ces signes d'inconfort ne sont pas à cause des règles, contrairement à ce que beaucoup croient : non, les règles de causent pas de démangeaisons, non, les rapports pendant les règles ne doivent pas êtres douloureux ! Les fautives, ce sont les protections que nous utilisons. Seulement, voilà, dans le commerce, on ne trouve que ces protections là. Et pour cause, les protections jetables sont une vraie mine d'or pour les industriels : nous devons en racheter tous les mois.

 

Il existe des alternatives

 

Cependant, il existe des alternatives à ces protections jetables. Les voici.

 

Tout d'abord, comme il existe des couches pour bébé lavables, il existe des serviettes périodiques lavables. En coton (bio de préférence), elles sont aussi absorbantes et s'utilisent de la même façon que les serviettes jetables. Seulement, une fois usagées, on les conserve dans un étui spécial, et de retour à la maison, on les nettoie à la machine.

 

Pour celles qui n'ont pas envie de s'embêter à prendre soin de leurs serviettes et qui préfèrent jeter pour en acheter des neuves, il existe des serviettes ou des tampons non blanchis, sans produits toxiques, et entièrement biodégradables (on peut les mettre sur le compost). On les trouve en magasin bio.

 

Mais la meilleure alternative reste, à mon avis, la coupelle périodique. Apparues en même temps que les tampons, les coupelles n'ont jamais été commercialisées à grande échelle car leur commerce n'est pas rentables : elles ne valent rien et durent 30 ans. Ainsi, elles n'ont été longtemps utilisées que par une catégorie restrainte de personnes : femmes militaires, par exemple. Il est aujourd'hui possible pour chacune de nous de se procurer des coupelles periodiques grâce à internet.

 

Qu'est-ce qu'une coupelle ?

 

Qu'est-ce qu'une coupelle périodique ? Appellées de différents noms (coupelle, cup, mooncup, lunacup, tampon réutilisable, coupelle menstruelle), il s'agit en fait d'une petite ventouse en silicone que l'on place au fond du vagin, et qui va recueillir le flux menstruel. Très facile à mettre en place (mais un peu moins facile à retirer la première fois, il faut un peu de doigté), la coupelle est incroyablement confortable : on ne la sent absolument pas dans le corps (à la différence du tampon jetable que l'on sent parfois un peu). On peut la garder en place 12 heures et elle ne glisse pas, même pleine. Non toxique pour la muqueuse, elle n'assêche pas le vagin et ne déséquilibre pas son milieu. Enfin, le sang, à l'abri de l'oxygène, ne se décompose pas (donc pas de bactéries, pas d'odeur). A moins d'être mal positionnée, la coupelle ne fuit pas, sauf si elle est pleine. Elle se nettoie à l'eau et se stérilise à l'eau bouillante une fois par mois.

 

Un gros avantage de la coupelle, c'est aussi son prix. Une coupelle coûte environ 25 euros, et dure plusieurs années, voire plusieurs décennies. Une paille par rapport au prix, exhorbitant, des protections jetables.

 

Seul grand danger de la coupelle : elle se fait oublier facilement et il arrive que des femmes, s'étonnant de ne pas voir leurs règles arriver, découvrent qu'elles avaient oublié d'enlever leur coupelle le mois précédent. Quoi qu'ennuyeux, car risquant de provoquer des endométrioses, cet incident est le plus souvent sans gravité.

 

Un autre frein pour les femmes est, cette fois, psychologique. Outre les femmes qui ne supportent pas de s'introduire quoi que ce soit dans le vagin, il y a beaucoup de femmes qui ne supportent pas de manipuler leur sang. Pourtant, ce sang n'est pas sale, n'a pas d'odeurs (certaines le récupèrent même comme engrais), et c'est à mon avis une des meilleurs façons de se réapproprier une des fonctions les plus naturelles de son corps.

 

Sur ce site, très bien fait, on vous explique tout sur la coupelle périodique. J'en ai personnellement choisi une de marque ladycup, dont je ne saurais plus me passer.

http://www.easycup.fr/

Publié dans Ecologie

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